Associant des agriculteurs et des apiculteurs, le projet Bee Partners est conduit alors que la demande en semences d’hybrides de colza n’a jamais été aussi forte.
En France, la production en semences de colzas hydrides est passée de 2000 ha en 2006 à 12000 ha en 2009 (source GNIS).
Les abeilles sont un levier pour accroître les rendements. Les premiers essais réalisés dans le cadre de Bee Partners confirment que ces derniers peuvent être majorés de 5 à 30 % grâce aux abeilles.
Les tests montrent également que les abeilles contribuent à augmenter la teneur en huile des graines.
Les bourdons et les osmies, eux aussi bénéfiques
Sur une plateforme d’essais de 5 ha à Nérac (Lot-et Garonne), Syngenta étudie les résultats de la culture de colzas hybrides en présence d’abeilles domestiques.
Le site de Nérac conduit aussi des tests en présence de bourdons et d’osmies, deux espèces potentiellement bénéfiques. « Les abeilles domestiques et les pollinisateurs sauvages ont des plages d’activité complémentaires. La combinaison des deux s’annonce comme une solution avantageuse pour sécuriser les rendements », dit Alain Treil, responsable recherche en production colza.
Bientôt étendu au tournesol
Le programme Bee Partners était jusqu’à présent centré sur les colzas hybrides. Il sera prochainement élargi à la production de semences de tournesol, une autre culture dont le rendement dépend en partie des pollinisateurs.