Sensibilisation aux risques et mesures techniques, réglage des matériels, méthodes de fauche, utilisation de dispositifs d'effarouchement sont autant de pistes à explorer pour minimiser l'impact sur la faune lors de la récolte des fourrages. Plus généralement, l'organisation de l'assolement est à reconsidérer.
Formation et information
Il est indispensable de sensibiliser les responsables de chantiers et les conducteurs de faucheuses à la vulnérabilité de la faune. L'objectif est bien d'acquérir de nouveaux réflexes.
Réglage du matériel et mise en place d'un dispositif d'effarouchement
- En fonction du travail à réaliser, régler le plus haut possible les barres de coupe.
- Lors de la fauche, disposer du côté de la machine une barre d'envoi de la largeur de la coupe.
Cette barre garnie de chaines ou de clochettes doit balayer la bande de culture qui sera récoltée au prochain tour. Ce dispositif d'effarouchement fonctionne bien avec certains oiseaux comme le bruant proyer, la perdrix mais moins bien avec les faons qui ont tendance à se tapir.
Pour les engins tractés, ce système peut être installé à l'avant du tracteur.
- Sur les faucheuses ou les botteleuses à grande vitesse davancement, aucun système n'est efficace si ce n'est la réduction de la vitesse d'avancement.
Adaptation des méthodes de fauche
- Une fauche centrifuge commençant la coupe par le centre des parcelles est efficace pour éloigner les animaux vers la périphérie des parcelles mais ne sauve pas les nids.
- Une fauche par bandes laisse des bandes de cultures non immédiatement récoltées où la faune peut se réfugier. Les machines modernes équipées de GPS permettent de faire un travail bloc à bloc précis limitant la perte de temps.
Dans tous les cas, il faut veiller ne pas emprisonner la faune au centre des parcelles.
Gestion de l'assolement
- Les associations tardives de graminées et de dicotylédones permettent de retarder la première coupe (période sensible pour les animaux) sans altérer la qualité des foins.
- L'alternance spatiale des parcelles fourragères avec des cultures sur pied, des jachères, des bordures hautes, d'autres fourrages de nature et de précocités différentes offre à la faune des abris alternatifs et minimise ainsi l'impact des fenaisons.