Améliorer la fertilité des sols
- Par l'introduction de couverts végétaux intermédiaires (légumineuses par exemple) ou en laissant en surface les reliquats broyés des cultures précédentes, une interculture longue peut contribuer à améliorer la fertilité du sol, à redresser le taux de matière organique, à combattre la battance, l'érosion pluviale ou éolienne.
- Avant le semis de cultures comme la betterave ou la pomme de terre, un couvert réalisé avec une variété spécifique de radis ou de moutarde blanche permet de freiner les populations de nématodes à kystes ou à gales.
- Pour protéger les sols fragiles, la réalisation dun semis de trèfle ou de luzerne sous le couvert de la culture précédente (orge) peut être recommandée.
|
|
|
|
|
Focus Décision à la parcelle |
- L'examen des analyses de terre, le système de culture (travail simplifié, labour ou non), l'observation de terrain permettent de décider ce qu'il faut envisager pendant l'interculture.
- Une attention toute particulière est recommandée pour les périodes dinterculture longues : céréales suivies de culture de printemps et rotations maïs sur maïs.
|
|
|
|
|
|
|
Lutter contre le lessivage avec les CIPAN
|
 Exemple de CIPAN Cliquez pour agrandir
|
- Les Cultures Intermédiaires Pièges À Nitrates (CIPAN) - colza fourrager, phacélie, moutarde, navette, seigle, orge, avoine ou triticale - réduisent le lessivage des reliquats fertilisants et améliorent la porosité (ce qui limite l'érosion).
- Les repousses de la culture précédente à partir des grains tombés à la récolte et des adventices permettent également de limiter le lessivage.
|
Préserver la faune
- Attention au déchaumage car même s'il est souvent nécessaire pour maîtriser les adventices, il fait disparaître les reliquats de récolte, notamment des graines, qui sont une ressource importante pour les oiseaux.
- La meilleure solution consiste à mettre en place un assolement diversifié où cohabitent des cultures semées à l'automne et au printemps.
- Un couvert pendant l'interculture permet à la petite faune de plaine (passereaux et petit gibier en particulier) de trouver des refuges temporaires et de la nourriture.
- Des résidus de culture broyés et conservés à la surface du sol sont généralement favorables aux vers de terre et à de nombreux microarthropodes qui incorporent cette litière à l'automne et en sortie d'hiver.
- Certains couverts ont des vertus particulières : le chou est une alimentation riche en eau appréciée par le lièvre en hiver, la phacélie semée en juillet et fleurissant en automne aide les colonies d'abeilles à constituer des réserves pour la période d'arrêt des butineuses.
|
|
|
|
|
Focus 5 critères pour un couvert idéal |
- Etre à croissance rapide.
- Entretenir peu d'humidité.
- Permettre la circulation des animaux tout en possédant un effet couvrant afin de limiter la prédation aérienne.
- Ne pas nécessiter une destruction à une période optimum des nidifications.
- Ne pas faire appel systématiquement à des moyens mécaniques énergiques (comme le broyage) pour la destruction du couvert avant la mise en place de la culture suivante. Un couvert érigé gélif est souvent un bon compromis.
|
|
|
|
|
|
|
Penser à la culture suivante
Attention : certains couverts peuvent
générer un potentiel d'adventices handicapant pour la culture suivante comme la phacélie dans le colza. Ils peuvent aussi
favoriser des limaces ou
concurrencer la culture suivante en desséchant le sol ou encore absorbant trop dazote.
Il faut éviter une destruction trop tardive et trop proche du semis de la culture à venir.